Que vaut la communication sans terrain ? À la Chèvrerie de la Croix de la Grise, la communication ne se raconte pas en théorie : elle s’observe, se respire et se pratique. Pendant une semaine de séminaire à option Relations publiques, j’ai plongé dans un projet vivant, loin des exercices fictifs.
Le père de Vincent accompagne des petits stagiaires au sommet de la colline de la Croix de la Grise. ©Chèvrerie de la Croix de la Grise
Dans le cadre de mon bachelier en communication à la HELHa de Tournai, j’ai eu l’opportunité de suivre un séminaire à option Relations publiques. Notre mission : accompagner un porteur de projet réel, la Chèvrerie de la Croix de la Grise, une ferme caprine biologique gérée par Vincent et Sabrine.
Dès le début, ce qui nous a marquées, c’est l’authenticité de leur démarche : un élevage durable, des fromages au lait cru faits sur place, une ferme pédagogique… Ce n’était pas un “cas fictif” pour un cours : c’était un vrai projet, avec des enjeux concrets, des valeurs fortes, et un quotidien à découvrir.
Grâce à cette immersion, j’ai pu comprendre une chose essentielle : avant de communiquer, il faut comprendre, écouter, observer et s’imprégner de la réalité du porteur de projet. Ce lien direct au terrain a rendu nos réflexions et nos propositions bien plus solides, pertinentes, et respectueuses de l’identité de Vincent et Sabrine, les propriétaires de la Chèvrerie de la Croix de la Grise.
De l’observation à la réalisation d’outils de communication
L’un des enjeux du séminaire était de réaliser une analyse de la communication existante, d’identifier les besoins et les points à améliorer, puis de proposer une stratégie adaptée. Concrètement, nous avons évalué la présence en ligne (site web, réseaux sociaux), les supports visuels, l’identité graphique, la cohérence du message, et les pratiques actuelles de la Chèvrerie de la Croix de la Grise.
En parallèle, nous avons imaginé des outils concrets pour la Chèvrerie : la création d’une page Instagram, d’un calendrier éditorial calé sur le rythme de la ferme, de supports imprimés (flyer pour la présentation des stages, carte de la ferme, flyer pour la ferme pédagogique), une infographie pour présenter le fonctionnement de la chèvrerie, et même une vidéo de présentation à destination des restaurateurs ou commerces intéressés par des produits locaux.
Ce travail m’a appris à relever les atouts comme les points faibles d’un projet, mais surtout à concevoir des solutions réalistes, adaptées au terrain et aux contraintes d’un petit exploitant : budget, temps, moyens limités.
Une expérience formatrice
L’intérêt principal de ce séminaire, c’est qu’il a mis en lumière la dimension humaine de la communication. La communication n’est pas un simple habillage marketing : c’est une manière de rendre visible un projet, de transmettre des valeurs, une histoire, une authenticité.
Pouvoir rencontrer les porteurs de projet, discuter avec eux, voir leur engagement quotidien, c’est ce qui donne du sens à tout support de communication. Cela m’a aidée à comprendre que mon rôle, en tant que communicante, est d’être passeuse de sens.